Hélène Boudreault

Madame Boudreault est native de Jonquière, dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle est la quatrième d’une famille de huit enfants. Elle a une formation initiale d’infirmière et a travaillé plus de 35 ans dans le réseau de la santé, d’abord en soins critiques, puis en santé communautaire, à titre d’infirmière clinicienne. Durant près de 10 ans, elle a notamment travaillé comme chargée de projet pour un projet provincial et a rédigé de nombreux documents du domaine de la santé au travail.
Madame Boudreault est mariée et mère d’un enfant. Elle réalise aujourd’hui un grand projet de retraite : se consacrer ENFIN à l’écriture de livres.

Je suis née avec ce don. Ma mère me répétait souvent : « Mais veux-tu bien m’expliquer où tu as trouvé tous ces mots, toi qui ne lis pratiquement jamais ? Tu as bien dû les prendre quelque part. Comment fais-tu ? » Je répondais chaque fois : « Il faut croire que je suis tombée dans la marmite, comme Obélix dans la potion magique. Peut-être aussi que dans une vie antérieure, j’étais écrivaine ou journaliste, ou quelque chose du genre ».

Au primaire et au secondaire, j’étais toujours devant le peloton en composition, en orthographe et en grammaire. Sans faire trop d’efforts, je performais dans presque toutes les matières. Après plus de vingt années d’études au cours desquelles on m’a enseigné tant de choses, ce que j’ai gardé de plus immuable en moi est cette facilité à manipuler les mots et que je possédais déjà en toile de fond.

Hormis les quinze premières années où j’ai travaillé comme infirmière en soins critiques, j’ai écrit plusieurs documents au cours de ma carrière professionnelle. Il était relativement facile pour moi de mettre des mots sur des idées. On me surnommait « la poule pondeuse », car je pouvais rédiger une brique de deux cents pages dans un temps record. Et je constate encore aujourd’hui que je garde le tempo.

Plus tard, au travail, on m’a donné l’opportunité d’enfiler les souliers de Jean de la Fontaine et ma prose a accompagné bien des fêtes pour les départs à la retraite, les départs tout simplement, bref, toutes ces occasions pour lesquelles un poème, un « bien-cuit » ou un acrostiche était de mise.

Dans ma vie personnelle, j’ai réglé tous mes grands conflits par écrit, puisque cela a toujours été ma meilleure arme pour exprimer ce que j’avais sur le cœur, quitte à blesser, mais le plus souvent pour attendrir.

Ma réalisation au plan personnel, j’en ai fait un projet de retraite. Et me voici rendue là !.

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